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Sexe
Féminin |
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Rang social
Reine d’Aragon/Prophétesse divine |
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Classe/Profession/Métier
Aucun mais a obtenu dans sa jeunesse un entraînement de chevalier |
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Religion
Aucun |
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Point de vie
15 |
Force
Supérieur |
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Point d’armure
12 |
Arme de prédilection
Épée d’argent |
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Point de mana
15 |
Salaire
3 000 écus d’or/mois |
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Point de compétence
9 |
Niveau du personnage
40 |
Historique
Amalia naquit au cœur de la capitale d’Aragon, dans un monde où la grandeur royale côtoyait une peur sourde et persistante : celle de la magie. Dès son plus jeune âge, elle fut différente. Pendant que les autres enfants rêvaient, elle voyait constamment des visions. Des images fragmentées, terrifiantes et incompréhensibles. Ces images n’étaient ni des souvenirs ni des songes. Très tôt, elle apprit à les ignorer. Personne ne comprenait ce qu’elle vivait, et elle-même en vint à croire qu’elle était maudit à jamais.
Elle grandit dans une cour marquée par la rigidité du roi Godrick, dont la volonté d’éradiquer toute forme de magie avait façonné le continent. La trahison de Faragor, ancien conseiller devenu ennemi, avait laissé une cicatrice profonde dans l’histoire d’Aragon. Dans ce climat de méfiance, Amalia apprit à observer et à ressentir plutôt qu’à juger. Elle développa une sensibilité rare, une capacité à percevoir ce que les autres ignoraient.
Devenue reine, elle incarna une figure différente. Là où Godrick gouvernait avec une autorité strict, Amalia apportait une touche de nuance et d’humanité. Elle s’entoura de personnes de confiance, notamment Gaëlle, sa fidèle servante. Pourtant, malgré son rôle, les visions ne cessèrent jamais. Elles s’intensifièrent, devenant plus précises, plus menaçante. Elle vit Aragon tomber, le sang couler, son propre fils périr. Elle vit Faragor revenir, changé, porté par une puissance qui dépassait l’entendement.
Le Tournoi des descendants marqua un point de rupture. Au cœur de la foule, sous les regards tournés vers l’arène, Amalia fut submergée. Le monde vacilla. Quelque chose s’imposa à elle… une vision qu’elle ne pouvait ni comprendre, ni fuir. Et au fond d’elle, une certitude naquit : ce n’était pas un simple pressentiment. C’était un avertissement.
Refusant de rester spectatrice, elle prit une décision radicale. Elle quitta le château en secret au cœur de la nuit, laissant derrière elle la sécurité et le pouvoir de la capitale. Galopant à dos de son cheval, elle ne fuyait pas. Elle était en quête de réponses et de vérités perdues dans les souvenirs enfouis, au cœur des méandres du destin.
Son voyage vers le Nord la confronta à ses limites. Le froid mordant, la solitude oppressante et la peur constante ou pire, de devenir elle-même un danger. C’est dans cet état de fragilité qu’elle croisa Maedar, créature venue d’un autre monde, porteur d’échos d’un temps oublié… des vérités qu’elle n’était pas prête à entendre. Grâce à lui, elle comprit que Faragor n’était plus l’homme que tous avaient connu, mais quelque chose de bien plus ancien… et que le monde qu’elle croyait connaître n’était qu’un éclat perdu dans l’immensité d’une réalité bien plus vaste.
La vérité l’attendait, enfouie au cœur d’un lieu ancien, chargé de mémoire et de mystère. Là, elle se tint face à la déesse Méina. Et en cet instant, tout bascula. Ce qu’elle avait toujours porté comme une malédiction se révéla être un don. Ses visions n’étaient pas des hallucinations, mais les éclats d’un futur encore incertain. Amalia n’était pas maudite. Elle avait été choisie.
Cette révélation pesa sur elle comme un fardeau écrasant. Accepter ce destin, c’était abandonner la couronne, renoncer à sa vie, et laisser derrière elle la part d’humanité qui la définissait. Pourtant, elle comprit. Le monde avait besoin d’elle. Et l’équilibre de toute chose reposait désormais sur ses épaules.
Lorsque la guerre éclata et que les ténèbres s’étendirent sur Aragon, il ne resta plus de place pour le doute. Face à Faragor, devenu presque divin, face à la chute imminente des dieux, Amalia comprit que son destin dépassait désormais sa propre volonté. Chaque souffle, chaque geste portait le poids du monde.
Alors elle accepta. Elle saisit le médaillon et le monde sembla vaciller. En un instant, la reine qu’elle avait été se dissout dans la lumière. Une autre présence s’éleva. La prophétesse naissait. Sa lumière s’embrasa comme un flambeau dans la nuit, défiant les ténèbres elles-mêmes, et sa volonté se dressa, inébranlable, contre l’inévitable.
Au cœur du chaos, elle n’était plus simplement la reine. Elle devint le cœur de la résistance, le phare qui guidait les soldats de Maedar et les civils terrifiés. Là où la nuit semblait engloutir tout, sa lumière perçait. Chaque geste, chaque cri, enflammait les âmes alentour, transformant la peur en courage, et le désespoir en force.
Faragor tomba, et pourtant l’ombre n’avait pas disparu. La victoire était fragile, arrachée aux confins de l’abîme. Quand le calme et la paix se répandirent sur Aragon, Amalia ne retourna pas sur le trône. La capitale n’avait plus besoin d’une reine, mais d’un renouveau. Elle confia la couronne à son fils, l’héritier légitime, Émerïck, et s’engagea sur le chemin de sa destinée, un chemin où son courage et sa volonté seraient le rempart contre les ténèbres à venir.
Amalia s’éleva comme prophétesse divine, portant sur ses épaules le poids du destin et surveillant l’équilibre du monde. Sa voix ne se ferait plus entendre dans les couloirs du château, mais elle vibrerait dans le cœur de chaque Aragonais et dans le souffle même du royaume renaissant.